Résultats de l’Atelier national sur l’harmonisation, la collecte, la gestion et le partage des données tenu à l’ISTA de Kinshasa

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CBSI Network

Du 02 au 03 avril 2026, l’Institut Supérieur des Techniques Appliquées (ISTA) de Kinshasa a accueilli un atelier technique national, avec l’appui des programmes CRAFT–Sustainable Development et Congo‑Flex, financés respectivement par le UK FCDO et la Schmidt Science Foundation.

L’atelier a réuni des acteurs clés issus des agences opérationnelles, des institutions de recherche, des universités, ainsi que des partenaires techniques et financiers, afin de s’attaquer aux lacunes critiques des observations météorologiques et hydrologiques en République démocratique du Congo (RDC).

Hartmut Behrend (GIZ – Deutsche Gesellschaft für Internationale Zusammenarbeit), représentant le partenaire financier.
Olivier Kapalay Moulasa (INERA – Institut National d’Étude et de Recherche Agricole),
fournisseur principal de données météorologiques et climatiques en RDC.
Théophile Izey Lemene (METTELSAT), fournisseur principal de données météorologiques et climatiques en RDC.

Le bassin du Congo demeure l’une des régions les moins couvertes au monde en matière d’observations, ce qui limite la capacité à comprendre les processus climatiques, à améliorer les prévisions et à appuyer une prise de décision fondée sur les risques. Malgré les investissements réalisés par le passé, de nombreux systèmes d’observation ont rencontré des difficultés en raison de la fragmentation des normes, de la gouvernance et du manque de durabilité à long terme.

À la suite de plus de 20 présentations techniques, l’un des principaux résultats de l’atelier a été l’émergence d’engagements institutionnels concrets et opérationnels :

  • Plusieurs agences opérationnelles ont exprimé leur volonté de mettre à disposition les infrastructures existantes (sites et installations techniques) afin de soutenir le déploiement et le fonctionnement durable des stations météorologiques ;
  • Les participants ont recommandé que l’extension du réseau météorologique soit systématiquement associée à un suivi basé sur les isotopes (par exemple les isotopes stables de l’eau), afin de mieux contraindre les processus hydrologiques, notamment les sources d’humidité, les voies de transport et les interactions terre–atmosphère ;
  • Les participants se sont accordés sur la nécessité d’établir des normes techniques harmonisées pour les observations, le contrôle et l’assurance qualité (QA/QC) ainsi que le partage des données, afin de garantir la cohérence, l’interopérabilité et l’alignement avec les cadres internationaux.

L’atelier a également débouché sur d’importantes orientations techniques :

  • Adoption de résolutions temporelles standardisées pour les observations météorologiques et hydrologiques ;
  • Identification of key variables to be systematically measured across networks;
  • Identification des variables clés à mesurer de manière systématique à travers les différents réseaux ;
  • Renforcement de la validation des jeux de données satellitaires et de réanalyse par leur intégration avec les observations in situ.

L’atelier a mis en évidence la nécessité urgente d’aligner les efforts nationaux avec l’appui des partenaires. Il a recommandé l’organisation d’une table ronde pilotée par CBSI, réunissant des partenaires techniques et financiers, afin de mobiliser des ressources et de structurer un programme d’envergure pour le développement des systèmes d’observation en RDC. Cet atelier constitue une étape décisive vers la mise en place d’un système d’observation cohérent, interopérable et durable en RDC, aligné sur des cadres internationaux tels que le Réseau mondial d’observation de base de l’OMM (GBON).

Dr Georges-Noel Longandjo (ISTA Kinshasa), organisateur de l’événement et co‑chercheur du projet CRAFT.
Prof Raphael Tshimanga (University of Kinshasa, DRC), co-président du CBSI